LA TROISIÈME RÉPUBLIQUE
ENTRE LES DEUX GUERRES

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"La guerre s'est terminée par la capitulation de l'Allemagne dans le wagon de Rethondes,
le 11 novembre 1918. Les États belligérants ne réussissent pas à organiser la paix."
Frédéric Fabre docteur en droit

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- LA CHAMBRE DES DEPUTES BLEU HORIZON

- LE CARTEL DES GAUCHES AU POUVOIR

- LA CRISE ÉCONOMIQUE DITE DE 1929

- LES TÉMOIGNAGES DANS LA LITTÉRATURE, LA CHANSON ET LES FILMS

- L'HUMILIATION DE L'ALLEMAGNE DANS LE TRAITE DE VERSAILLES DU 28 JUIN 1919

- LE PACTE DE LA SOCIETE DES NATIONS (SDN) DANS LE TRAITE DE VERSAILLES DU 28 JUIN 1919

- LES LIENS EXTERNES

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LA CHAMBRE DES DEPUTES BLEU HORIZON

1919

18 janvier: La conférence de la paix est ouverte dans la galerie des glaces à Versailles, lieu où le 18 janvier 1871, l'Empire allemand avait été proclamé. L'honneur de la France est lavé.

19 janvier: L'aviateur Jules Védrines pose son avion Caudron G III sur les toits des Galeries Lafayette. Il empoche le prix de 25 000 francs offerts pour cet exploit mais devient aussi le premier délinquant aérien de l'histoire en contrevenant aux ordres de la Préfecture de Paris. Il meurt le 21 avril suivant en inaugurant la ligne Paris-Rome  à bord d’un bimoteur Caudron C-23 rempli de 1 600 litres d’essence. Il est enterré au cimetière de Pantin après des funérailles grandioses.

8 février: La première liaison aérienne comportant des passagers relie Paris et Londres.

19 février: L'anarchiste Cottin blesse de deux balles Clémenceau rue Franklin à Paris.

13 mars: L'Angleterre et les États-Unis cesse de soutenir le franc sur le marché des changes.

19 mars: La Première Liaison aéropostale relie Toulouse à Casablanca.

25 mars: Les Conventions Collectives sont créées.

29 mars: Incarcéré pendant toute la guerre et après cinquante-six mois de détention préventive, Raoul Villain, l'assassin de Jaurès est acquitté. Les jurés estiment qu’il a rendu service à sa patrie: «Si l’adversaire de la guerre, Jaurès, s’était imposé, la France n’aurait pas pu gagner la guerre.». La veuve de Jaurès doit même payer les frais du procès en sa qualité de partie civile ! En réaction, Anatole France écrit : «Travailleurs, Jaurès a vécu pour vous, il est mort pour vous. Un verdict monstrueux proclame que son assassinat n’est pas un crime. Ce verdict vous met hors la loi, vous et tous ceux qui défendent votre cause. Travailleurs, veillez !»

31 mars: La loi sur les pensions de guerre est promulguée.

17 avril: La loi sur la réparation des dommages de guerre est promulguée.

19-21 avril: Lors de l'intervention française contre les bolchevicks, la marine subit une mutinerie de marins français en mer Noire principalement à Sébastopol.

23 avril: La loi portant la journée de travail à huit heures par jour et à 48 heures par semaine, sans diminution de salaire est promulguée.

28 avril: La Société Des Nations (SDN) est créée. Le Sénat américain ne ratifiera pas la traité. Les USA n'intègreront pas la S.D.N.

1er mai: Les manifestants des défilés s'affrontent à la troupe massée à Paris: deux morts.

Mai - Juin: Le Parlement vote une modification de la loi électorale avec un retour à la proportionnelle pour les élections législatives.

28 juin: Le traité de Versailles est signé. Sa signature a été retardée par le coup de force de Gabrielle d'Annunzio qui prend par la force la ville de Fiurme au profit de l'Italie et au détriment de la Yougoslavie. D'abord ville internationale libre, elle sera reconnue comme ville italienne par le traité de Rapallo puis définitivement en 1924 jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale. Fiurme est aujourd'hui le principal port de la Croatie sous le nom de Rijeka.

La première partie du traité crée la Société des Nations (S.D.N) prémisses de l'ONU pour prévenir les conflits par le droit international et la dernière partie crée l'Organisation International du Travail (O.I.T) nanti d'un Bureau International du Travail (B.I.T) toujours créatrice d'un droit international du travail.

Un "cordon sanitaire" de petits États est créé entre La Russie soviétique et l'Europe occidentale pour empêcher la propagation de la "fièvre rouge" soit le bolchevisme.

L'Allemagne perd des territoires:

La France obtient l'Alsace-Lorraine et occupe la rive gauche du Rhin dont la Sarre pour une durée de quinze ans dans le but de garantir son paiement des indemnités de guerre.

La Belgique obtient de l'Allemagne, les cantons d'Eupen et de Malmedy.

Le Danemark récupère de l'Allemagne après référendum des populations concernées, les villes d'Aabenraa, Sonderborg et Tonder

La Pologne récupère des territoires à l'Est de l'Allemagne et obtient un accès à la mer au prix de la séparation en deux du territoire Allemand puisque la Prusse orientale est séparée du reste du territoire allemand. Dantzig devient une ville libre.

L'Allemagne perd son armée:

Elle doit livrer 5 000 canons, 25 000 avions, ses quelques blindés et toute sa flotte qui préfèrera se saborder dans la baie écossaise de Scapa flow.

Son réarmement est strictement limité. Elle n'a plus droit aux chars, à l'artillerie et à l'aviation militaire.

Son armée est à un effectif de 100 000 hommes et le service militaire est aboli.

La rive gauche du Rhin plus Coblence, Mayence et Cologne est démilitarisée.

L'Allemagne doit payer et perd ses contrats  internationaux:

Suite aux dommages de guerre causés pendant toute la durée de la guerre dans le Nord de la France et en Belgique, l'Allemagne considérée comme seule responsable de la guerre, devra payer de fortes réparations à ces deux pays. La montant à payer est fixé par une commission en 1921.

L'Allemagne perd la propriété de tous ses brevets. Les fleuves Rhin, Oder et Elbe sont internationalisés.

L'Allemagne doit admettre les marchandises en provenance d'Alsace Lorraine et de Posnanie sans droits de douane. En outre, le pays doit livrer aux Alliés du matériel et des produits agricoles.

14 juillet: Les français fêtent le défilé de la victoire sur les Champs-Elysées.

27 juillet: La loi Astier crée des cours professionnels et des écoles d'enseignement technique pour des élèves de 14 à 18 ans.

31 juillet: La Confédération du Patronat Français est créée.

10 septembre: Le traité de Saint-Germain punit l'Autriche:

Elle est réduite au territoire occupé par des germanophones

Un État hongrois indépendant est créé.

La Tchécoslovaquie est créé à partir de la Bohème et de la Moravie. C'est un État principalement binational Tchèques et Slovaques, mais avec une forte minorité germanophone Sudètes et d'autres minorités notamment polonaise, hongroise et ruthène.

La Roumanie obtient la Transylvanie avec de fortes minorités hongroise et germanophone.

La Serbie obtient une fédération des Slaves du Sud avec la Yougoslavie comportant la Serbie, le Montenégro, la Croatie, la Slovénie ainsi que la Bosnie-Herzégovine, une région multinationale avec une minorité hongroise.

L'Italie considère qu'elle a gagné une "victoire mutilée". Les Alliés n'ont pas respecté les promesses faites durant le conflit concernant l'attribution des provinces de l'Istrie, de la Dalmatie et su Trentin.

12 octobre: La levée de l'état de siège et de la censure est votée.

2 novembre: Le Syndicat dénommé Confédération des Travailleurs Chrétiens (CFTC) est fondée.

Octobre - Novembre 1919 : A la fin de la première conférence de l'OIT, le principe de la journée de travail de huit heures est inscrit dans la première convention adoptée sur la durée du travail (industrie). Le mouvement syndical obtient la reconnaissance internationale de son objectif le plus important: la journée de travail de huit heures. Seuls 46 Etats ont ratifié cette convention. Cependant, Albert Thomas, premier directeur de l'OIT, indique que «dans les années 1918-19, la journée de huit heures, dans le cadre de conventions collectives ou d’une loi, est devenue réalité dans la majorité des pays industrialisés.» En 1922, la semaine de 48 heures se généralise, surtout dans l’industrie, dans toute l’Europe et en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans de nombreux pays d’Amérique latine. Le Japon et l’Inde réduisent de façon significative la durée du travail.

27 novembre: Le traité de Neuilly scellant la paix avec la Bulgarie, est signé. La Bulgarie reconnaît officiellement la perte de la Dobroudja méridionale, déjà annexée par la Roumanie à l'issue de la deuxième guerre balkanique terminée par le traité de Bucarest de 1913. Elle cède quelques districts macédoniens au nouvel État yougoslave. La Thrace occidentale est attribuée à la Grèce, ce qui prive la Bulgarie de son accès à la mer Égée. La Bulgarie doit aussi payer des réparations de guerre et limiter son armée à 20 000 hommes.

30 novembre: Suite à la large victoire du Bloc national aux élections législatives, 433 élus pour 180 élus de gauche dont 68 socialistes, la Chambre des députés est appelée la Chambre Bleu Horizon. Leur programme est simple: "c'est la der des der et l'Allemagne paiera" Ils ne sauront pas appliquer leur programme. Léon Daudet les appellera la Chambre des Imbéciles.

8 décembre: Les députés d'Alsace Lorraine sont accueillis à la chambre.

10 décembre : Marcel Proust reçoit le prix Goncourt pour "A l'ombre des jeunes filles en fleurs" publié chez Gallimard, par 6 voix contre 4 accordées à Roland Dorgeles pour "les Croix de Bois". Il s'agit d'un message de société pour dire qu'il faut tourner la page de la guerre.

28 décembre: Clemenceau justifie devant la Chambre le «cordon sanitaire» instauré par les Alliés autour de l'URSS la nouvelle Russie soviétique.

1920

LES ANNEES FOLLES COMMENCENT POUR SE TERMINER AVEC LA DEPRESSION DE 1929.

Il ne s'agit pas d'années de bonheur et de fêtes pour tout le monde mais uniquement pour la bourgeoise. Les travailleurs dans les mines et les usines n'ont pas vécu ces années comme des "années folles".

Les "années folles " représentent surtout "la grande illusion " sur un avenir prospère construit sur une paix durable et définitive.

Les KRAKS BOURSIERS à Wall Street, du jeudi noir du 24 octobre 1929 suivi du mardi noir du 29 octobre 1929 ouvriront la "grande dépression" qui conduira à la guerre.

17 janvier: Paul Deschanel est élu président de la république contre Clemenceau. Les parlementaires ont préféré un fou contre le "père la victoire" qui aurait redoré la fonction présidentielle au détriment du parlement.

20 janvier: Alexandre Millerand remplace à la présidence du conseil Clemenceau démissionnaire et aigri.

17 février: Le procès de Joseph Caillaux devant la Haute Cour de Justice s'ouvre. Il lui est reproché d'avoir négocié contre les intérêts français avec les Allemands avant la guerre en redoutant une défaite française.

23 avril: Joseph Caillaux est condamné à trois ans de prison pour intelligence avec l'ennemi.

24 mai: Le président de la république est retrouvé chez un garde barrière, après être tombé du train de nuit.

 Le président de la République Paul Deschanel qui a gagné son élection contre Clemenceau voyage de nuit dans un train couchette. Il se lève pour aller aux toilettes, se trompe de porte et se retrouve en chemise de nuit sur la voie ferrée. Il marche le long de la voie et voit la maison du garde barrière. Il tape à la porte, le réveille et lui dit:
- Bonsoir, je suis le Président de la République et je suis tombé du train.....
Furieux, le garde barrière lui répond:
-Enchanté, moi c'est Napoléon !

4 juin: Le Traité de Trianon entre les alliés et la Hongrie est signé. La Hongrie perd les deux tiers de son territoire, passant de 325 000 km² avant la guerre à 93 000 km² après la signature du traité au profit de la Roumanie, de la Tchécoslovaquie et de la Yougoslavie. Le pays perd son accès à la mer avec la perte de la Croatie. L'Autriche, bien qu'elle n'ait rien demandé, se voit attribuer le Burgenland soit 4 000 km² majoritairement germanophone. Sopron reviendra à la Hongrie après un référendum en 1921. Ce référendum sera obtenu par l'action armée de patriotes hongrois opposés au transfert de territoire et de population.

25 juin: La Taxe sur le Chiffre d'Affaire est créée.

10 juillet: Jeanne d'Arc, symbole de la France guerrière est canonisée.

16 juillet: A la conférence de Spa, les puissances alliées accordent à la France le droit de récupérer 52% des dommages de guerre versés par l'Allemagne.

31 juillet: La loi contre la contraception est adoptée.

8 août: Hitler créé le parti national-socialiste.

10 août: Le Traité de Sèvres entre les alliés et la Turquie est signé avec les émissaires du sultan Mehmed VI. Il consacre le démembrement de l'Empire ottoman. Le traité prévoit la création un « territoire autonome des Kurdes » englobant le sud-est de l'Anatolie. Toute la partie orientale de l'Empire ainsi que les districts de Kars, d'Ardahan et d'Erzurum doivent être érigés en « République indépendante d'Arménie ».

La France obtient une zone d'influence comprenant la Cilicie qui s'étendt jusqu'au nord, bien au-delà de Sivas.

 L'Italie obtient la ville d'Adana et toute la région avoisinante, ainsi que le Dodécanèse et une zone d'influence allant de Bursa à Kayseri avec Afyonkarahisar.

La Grèce obtient Smyrne et l'ouest de l'Anatolie soit la Thrace orientale qui comprend Andrinople et Gallipoli jusqu'à Maritza et les îles.

Istanbul, les côtes de la mer de Marmara et les Dardanelles sont démilitarisées. Les détroits sont placés sous le contrôle d'une commission internationale. Le passage doit rester libre en temps de guerre comme en temps de paix. Les provinces arabes sont détachées ; la SDN les confiera sous forme de mandat à la France qui reçoit le Liban et la Syrie et au Royaume Uni.

Les finances du pays sont administrées par des commissions étrangères. Toutes les ressources du pays doivent être affectées par priorité aux frais d'occupation et au remboursement des indemnités dues aux Alliés. Des commissions doivent dissoudre intégralement l'armée pour la remplacer par une force de gendarmerie. La police, le système fiscal, les douanes, les eaux et forêts, les écoles privées et publiques doivent être soumis au contrôle permanent des Alliés.

Mais si ce document est signé par le gouvernement ottoman d'Istanbul, la plupart des Turcs, dans la presque totalité du pays, ne reconnaissent que l'autorité du gouvernement d'Ankara dirigé par Mustafa Kemal qui, lui, refuse catégoriquement ce traité et ses clauses. Ce traité sera révisé par le Traité de Kars en octobre 1921 puis définitivement par le Traité de Lausanne du 24 juillet 1923 conclu avec la Turquie d'Atatürk.

20 septembre: Paul Deschanel dont la folie ne peut plus être cachée, démissionne.

 Léon Daudet invité à l'Élysée retrouve le Président de la République caché dans les buissons du parc. Il lui dit:
- Vite Daudet, cachez vous ici ! Ils vont venir pour nous tuer !
L'ambassadeur anglais qui rend visite à l'Élysée demande à se faire annoncer auprès du Président de la République par un huissier qui lui répond solennellement:
- Monsieur le Président est monté en haut d'un arbre du parc !

23 septembre: Alexandre Millerand est élu président de la république.

25 septembre: Georges Leygues est président du conseil.

10 novembre: Le soldat Tain choisit le cercueil de celui qui sera le soldat inconnu.

11 novembre: Le coeur de Gambetta rejoint le Panthéon.

15 novembre: La SDN se réunit pour la première fois à Genève.

30 décembre:  Du congrès de Tours naît la scission entre la SFIO et la SFIC future PCF.

Décembre: Léon Bourgeois reçoit le prix Nobel de la paix.

1921

16 janvier: Aristide Briand est président du Conseil

21 janvier: Le Tribunal des Conflits rend son célèbre arrêt du "Bac d'Eloka" ou "Société commerciale de l'Ouest Africain" dans lequel, il donne naissance au principe de service public industriel et commercial, fondement du socialisme municipal.

28 janvier:Le soldat inconnu est enterré sous l'Arc de Triomphe.

du 24 au 29 janvier: La Conférence de Paris fixe les réparations de guerre dû par l'Allemagne. Elles s'élèvent à 226 milliards de marks or alors que le montant total des dommages causées par la guerre aux alliés étaient toutefois estimées à 150 milliards de marks or.

1er février: Les allemands rejettent les propositions de la conférence de Paris.

19 février: l'Alliance franco polonaise est signée.

du 27 février au 3 mars:  La Conférence de Londres fixe à 132 milliards de marks, les réparation dues par l'Allemagne.

10 mai: Ultimatum de Londres: le Reichstag accepte de se soumettre aux exigences des Alliés concernant le paiement des réparations.

16 mai: La France nomme un ambassadeur au Vatican. Les relations entre la République et l'Église se pacifient.

27 mai: Le Code de la route est publié.

13 octobre: Le traité de Kars signé entre la Russie soviétique et la Turquie moderne contredit le traité de Sèvres non reconnu. La Russie rend à la Turquie un territoire peuplé de Lazes, de Meskhètes et d'Arméniens qui avaient survécu au génocide. Ils sont expulsés et remplacés par des Turcs et des Kurdes.

11 novembre: Le maréchal Foch inaugure la tombe du soldat inconnu américain à Arlington.

1er décembre: Henri Désiré Landru accusé du meurtre de huit femmes avant d'avoir fait disparaître leur corps dans son poêle est condamné à mort.

1922

du 5 au 12 janvier: La conférence de Cannes entre Lloyd George et Aristide Briand diminue la dette allemande contre une garantie financière anglaise. L'opinion publique qui sent que cette décision entraînera une crise économique désapprouve.

15 janvier: Aristide Briand est contraint de démissionner. Raymond Poincaré, partisan de la fermeté contre l'Allemagne devient président du conseil.

25 février: Landru est guillotiné.

1er mars: La première pierre de la Mosquée de Paris est posée.

16 avril: L'exposition coloniale de Marseille est inaugurée.

12 juillet: L'Allemagne demande un moratoire sur les réparations de guerre.

3 août: L'Allemagne se déclare incapable de payer ses dettes.

11 décembre: La France refuse un moratoire lors de la conférence de Londres.

1923

11 janvier: La France et la Belgique occupent la Ruhr pour contraindre l'Allemagne à payer les indemnités de guerre.

20 janvier: Le communiste Marcel Cachin qui proteste contre l'occupation de la Ruhr est arrêté. Il sera libéré le 8 mars.

22 janvier: La Grève générale dans la Ruhr est lancée pour protester contre l'occupation française.

20 mars: Saint-Pierre en Martinique est Inaugurée suite à sa reconstruction, après l'éruption de 1902.

1er avril: La durée du service militaire est fixée à 18 mois. Le système du sursis est mis en place.

2 mai L'Allemagne exige l'évacuation de la Ruhr.

26-27 mai: Les 24 heures du Mans sont créées.

6 juin: Le pape Pie XI condamne l'occupation de la Ruhr.

24 juillet: À la suite de la victoire de ce dernier sur les forces d'occupation étrangères à la fin de la Guerre d'indépendance (1919-1922), une conférence internationale se réunit à Lausanne pour remplacer le traité de Sèvres. Le traité reconnaît la légitimité du régime d'Atatürk installé à Ankara. Les frontières de la Turquie moderne sont définies. La Turquie renonce à ses anciennes provinces arabes et reconnaît l'appropriation de Chypre par les Britanniques et du Dodécanèse par l'Italie. La Turquie moderne est limitée à l'Anatolie occidentale et orientale ainsi qu'à la Thrace orientale. S'ensuivent des échanges de populations grecques et turques: 1,6 millions de Grecs ottomans contre 385 000 musulmans de Grèce. Les Alliés renoncent à demander l'indépendance du Kudistan et de l'Arménie, pourtant prévues dans le traité de Sèvres. Les contrôles sur les finances et les forces armées turques sont supprimés. Les détroits des Dardanelles et du Bosphore sont ouverts sans restriction au commerce.

LE CARTEL DES GAUCHES AU POUVOIR

1923

17 décembre: La SFIO refuse l'alliance du PCF pour former le cartel des gauches avec les radicaux.

1924

3 janvier: Suite à l'occupation de la Ruhr, le franc subit une nouvelle baisse.

18 janvier: Dans l'Encyclique Maximam gravissimamque, le pape accepte le compromis sur le statut juridique de l’Église de France.

du 25 janvier au février: Les jeux olympiques d'Hivers ont lieu à Chamonix.

8 février:  Raymond Poincaré reçoit de la Chambre les pleins pouvoirs pour les finances. Il fait un emprunt à la banque Morgan et pour consolider le franc, augmente les impôts de 20% à la veille des élections.

23 février: Loi du double décime prévoie l'augmentation des impôts de 20%.

18 avril: La France accepte le plan Dawes qui fixe la réparation des dommages de guerre à 1.000.000.000 de mark or dès la première année pour atteindre 2.500.000.000 de mark or en 1928. Ce plan comprend un emprunt de 800.000.000 marks et permet une réorganisation monétaire de la Reichsbank.

du 4 mai au 27 juin: Les jeux olympiques d'été ont lieu à Paris et à Colombes.

11 mai: Le Cartel des gauches remporte les élections législatives. Il est formé de quatre groupes, les radicaux, les radicaux socialistes, les socialistes indépendants de Paul Painlevé et la SFIO. Le Cartel obtient 327 députés contre 254 à la droite.

9 juin: Alexandre Millerand qui avait choisi durant la campagne législative, la Ligue Républicaine Nationale choisit Frédéric François-Marsal comme président du conseil contre le cartel des gauches pourtant majoritaire à la chambre des députés.

10 juin: La lecture à la Chambre des députés, d'un message du président Millerand pour la ligue nationale républicaine et contre le cartel des gauches provoque la colère des députés.

11 juin: Malgré la demande de la droite nationaliste de faire un coup d'état, Alexandre Millerand préfère démissionner.

13 juin: Gaston Doumergue remplace Alexandre Millerand à la présidence de la république.

15 juin: Le radical-socialiste Édouard Herriot remplace Frédéric François-Marsal alors démissionnaire, à la présidence du conseil.

juin: La Spéculation contre le franc provoque la dévaluation du franc-germinal et ruine la bourgeoisie rentière.

29 octobre: La France reconnaît officiellement l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques dite URSS.

23 novembre: Le Transfert des cendres de Jean Jaurès au Panthéon est ordonné par le Président du Conseil.

Décembre: La ligue nationale des patriotes de Déroulède est ressuscitée. L'objectif est un renforcement du pouvoir exécutif et la «protection des institutions contre la gauche». Les rituels sont inspirés du fascisme italien comme les défilés militaires et saluts «à la romaine».

1925

28 janvier: Édouard Herriot soutient les États-Unis d'Europe.

2 février: La France supprime l'ambassade du Vatican.

10 avril: Édouard Herriot démissionne de la présidence du conseil suite à la crise financière: le plafond des avances de la Banque de France à l’État est crevé; Édouard Herriot a envisagé un impôt sur le capital, mais il se heurta aux Banques. En avril, le bilan de la Banque de France qui camouflait jusqu’alors la situation fait apparaître que le plafond est crevé. Herriot est contraint de démissionner.

17 avril: Paul Painlevé est président du Conseil.

Avril à Octobre: L'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes se tient à Paris. Le Corbusier crée le pavillon esprit nouveau décoré notamment par Léger et Picasso alors que Ruhlmann réalise à l'occasion de l'exposition, le pavillon du Collectionneur.

17 mai: Sainte Thérèse de Lisieux est canonisée.

25 mai: Le Traité d'alliance entre la France et la Tchécoslovaquie est signé.

17 juin: Le Traité de Genève interdit l'emploi des gaz toxiques et des moyens bactériologiques.

25 juillet: Les Français entament leur retrait de la Ruhr.

16 octobre: Le Pacte de Locarno entre la France, l'Allemagne, la Belgique, l'Italie et l'Angleterre reconnaît définitivement les frontières.

27 octobre: Paul Painlevé démissionne et reforme un gouvernement.

11 novembre: Le parti fasciste le "Faisceau" est créé par Georges Valois. Il se décompose en quatre Faisceaux: le Faisceau des combattants ou légions, regroupant les anciens combattants de 14-18 et des guerres coloniales, organisés en compagnies, sections et groupes ; le Faisceau des producteurs, composé de corporations ; le Faisceau des jeunes avec les jeunesses fascites et le Faisceau universitaire ; Le Faisceau civique composé des employés et ouvriers. Il dispose d'un journal "Le Nouveau siècle", d'un uniforme et de rituels copiés sur le fascisme italien avec des défilés paramilitaires. La ligue atteint son apogée en 1926 avec 25 000 «Chemises bleues».

23 novembre: Le Gouvernement du président du Conseil Painlevé chute.

28 novembre: Aristide Briand forme son Gouvernement.

LA CRISE ÉCONOMIQUE DITE DE 1929

L'ALLEMAGNE FAIT TOUT POUR NE PAS PAYER LES RÉPARATIONS DE GUERRE. LES ALLIÉS INTERCÈDENT A SA FAVEUR.

LA FRANCE NON REMBOURSÉE SE RETROUVE ELLE MÊME EN CRISE ÉCONOMIQUE.

1926

6 mars: Le Gouvernement Briand chute.

9 mars: Aristide Briand reforme un ministère.

29 avril: Les accords de Washington sur la diminution des réparations est signée.

15 juin: Le ministère Briand chute à nouveau.

24 juin: Aristide Briand est à nouveau Président du Conseil.

12 juillet: Les Accords franco britanniques sur la répartition de la réduction des réparations de guerre, sont signés.

17 juillet: Aristide Briand chute à nouveau

20 juillet: Herriot forme son ministère d'union nationale.

21 juillet: Le franc est attaqué. 1 livre vaut 243 francs. Herriot est renversé par les radicaux.

23 juillet: Poincaré prend la tête d'un gouvernement d'union nationale. Il garde pour lui, le portefeuille des finances. Son retour ramène la confiance et apaise aussitôt la crise financière.

8 septembre: L'Allemagne entre à la Société Des Nations dite "SDN".

Octobre: La chute du franc est stoppée avec la collaboration des banques françaises et étrangères. 1 livre vaudra  243 francs en décembre. Poincaré estime, à la différence de Briand, que les concessions politiques à l’Allemagne deviennent inutiles.

29 décembre: L’Église condamne le mouvement des Camelots du roi. Les catholiques qui liront l'Action Française seront excommuniés. Le principal reproche fait au maurrassisme par Rome est de subordonner la religion au politique et au nationalisme ; car Maurras, rationaliste, se définit comme agnostique, et ne soutient le catholicisme que comme le moyen d'unifier la Nation. La condamnation durera jusqu'au 15 juillet 1939.

1927

17 février: Un nouvel accord franco anglais sur la répartition de la diminution des dommages de guerre est signé.

Mars: La France évacue la Sarre.

20-21 mai: 12 jours après la tentative ratée de Nungesser et Colis disparus en mer, Charles Lindbergh fait la première traversée de l'Atlantique en avion à bord du Spirit of Saint Louis.  Il est immédiatement adulé par les foules dès son arrivée à Paris. Il fait forte impression lorsqu'il demande au président de la République de rencontrer la mère du jeune pilote disparu, Nungesser, à qui il souhaite présenter ses condoléances. Les foules européennes tombent sous le charme du jeune homme. A chacune de ses escales, durant son séjour en Europe, il est attendu par de nombreuses personnes qui espèrent l'approcher. Il n'est d'ailleurs par rare que son avion doivent subir de menues réparations et révisions après ses bains de foule, tant les fans étaient pleins de fougue ! Il se rend à Bruxelles et à Londres avant de repartir aux États-Unis à bord d'un croiseur américain sur lequel le Spirit of Saint-Louis est embarqué, en pièces détachées.

13 mai: Léon Daudet est arrêté. Son fils Philippe a été assassiné en 1923; Léon soupçonne la police du pouvoir républicain, dépose plainte contre plusieurs hauts fonctionnaires et, au terme d'une enquête publiée jour après jour dans l'Action Française, accuse de faux-témoignage un des principaux témoins. Son accusation lui vaut d'être condamné à cinq mois de prison ferme, en 1925. En 1927, ayant épuisé tous les recours et toujours persuadé d'être victime d'une machination policière, il transforme pendant quelques jours les locaux de l'Action Française en Fort Chabrol avant de se rendre. Incarcéré à la Santé, il est libéré deux mois plus tard par les Camelots du Roi qui sont parvenus, détournant les communications téléphoniques de la prison et déployant des dons d'imitateurs, à faire croire à son directeur que le gouvernement lui ordonnait d'élargir discrètement le journaliste monarchiste et, pour faire bonne mesure, le député communiste Pierre Sémard. Léon Daudet se réfugie durant deux ans à Bruxelles avant d'être gracié par le Président de la République. Son exil lui permet de continuer sa collaboration avec le quotidien monarchiste et la publication effrénée d'essais, de pamphlets, de souvenirs et de romans.

Octobre: Édouard Daladier devient Président du parti radical socialiste.

26 novembre: Les Croix de Feu sont fondés pour rassembler les anciens combattants. Cette ligue se distingue des autres par son respect de la République et son refus du fascisme.

Décembre: Le Prix Nobel de la Paix est attribué au Français Ferdinand Buisson - fondateur et président de la Ligue des droits de l'homme et à l’Allemand Ludwig Quidde.

1928

9 janvier: Le Parti Communiste Français adopte la stratégie "classe contre classe". Cette tactique leur coûte l'arrestation de quelques uns de leurs députés dès le 12 janvier.

1er mars: L'aéropostale exploite la liaison France - Amérique du Sud.

16 mars: La loi sur les assurances sociales et le congé maternité dans les entreprises, est promulguée.

29 avril: Raymond Poincaré et ses partisans soit l'Union nationale de la droite et du centre remportent les élections législatives. Le PCF a refusé de se désister au second tour en faveur des socialistes.

31 Mai: La loi Painlevé qui ramène le service militaire à un an, est promulguée.

25 juin: Une loi monétaire dévalue le franc marquant l'abandon du franc germinal et instaure une stabilisation légale du franc qui ne pèse plus en or que le cinquième de son poids en 1914. C'est le Franc Poincaré  qui prévoit que 100 anciens francs = 6,55 grammes d'or.

13 juillet: La loi Loucheur sur les «Habitations à bon marché» est promulguée.

27 août: 15 pays signent à Paris, le Pacte Briand-Kellog et renoncent à la guerre «en tant qu'instrument de politique nationale dans leurs relations mutuelles». Le ministre des Affaires étrangères français, Aristide Briand, dans un discours du 6 avril 1927 adressé au peuple américain pour commémorer le 10ème anniversaire de l'entrée en guerre des États-unis, propose au secrétaire d’État des États-Unis d'Amérique, Frank Billings Kellogg qui sera récompensé par le prix Nobel de la Paix en 1929,  un pacte mettant la guerre "hors-la-loi".

Les deux gouvernements vont ensuite le soumettre aux autres pays. L'Allemagne, les États Unis d'Amérique, la France, la Grande Bretagne, l'Italie, le Japon, la Belgique, la Pologne ont signé. 57 autres pays y adhérèrent par la suite. L'Allemagne s'appuie alors sur cet élément nouveau pour obtenir du gouvernement Poincaré l'évacuation de la Rhénanie.

Comme ce traité n'a certainement pas fait cesser les conflits, sa crédibilité est contestée. Cependant il a servi de fondement au Procès de Nuremberg pour l'accusation de crime contre la paix.

4 novembre: Le «Coup d'Angers»: les Radicaux quittent l'Union Nationale.

6 novembre: Le ministère Raymond Poincaré chute.

8 novembre: Les députés autonomistes alsaciens sont déchus de leur mandat.

11 novembre: Raymond Poincaré reforme son ministère.

1929

31 mars: Le Plan Young prévoit que le montant définitif des réparations de guerre est fixé à 121 milliards de Reichsmark payable jusqu'en 1988 et la surveillance économique de l'Allemagne est abolie.

17 juillet: Une répression anticommuniste a pour conséquence les perquisitions de la police au siège du parti et du journal L'Humanité.

Inondations du Languedoc et de l'ouest de 1930 causant 700 morts

27 juillet: Raymond Poincaré démissionne pour raisons de santé.

29 juillet: Aristide Briand est Président du Conseil.

19 septembre: Conformément au plan Young, les troupes françaises commencent à évacuer la Rhénanie.

5 septembre: Aristide Briand fait un discours sur les États-Unis d'Europe à la Société Des Nations dite "SDN".

18 septembre: Les Français entament leur retrait de Rhénanie.

19 octobre: Les 154 membres du comité central du PCF sont inculpés pour complot contre la sécurité de l’État.

22 octobre: Le Président du Conseil d'Aristide Briand chute.

24 octobre: Le jeudi noir de Wall Street débute le Krach de 1929. Il se continue le 28 octobre par le lundi noir pour se terminer le 29 octobre par le mardi noir. C'est le début de la Grande Dépression.

2 novembre: Tardieu est nommé président du conseil.

1930

14 janvier: La loi Maginot instaurant une ligne de défense est adoptée à la chambre des députés.

17 février: Le ministère André Tardieu chute.

21 février: Camille Chautemps est Président du Conseil.

25 février: Le président du Conseil Chautemps chute dès la présentation de son gouvernement à la Chambre.

2 mars: Tardieu est Président du Conseil.

4 mars: De terribles inondations saccagent le Languedoc et le Sud-Ouest dont Mautauban et Moissac, causant la mort de 700 personnes. Douze départements submergés par les eaux sont sinistrés. Moissac est en partie rasée. Montauban et Agen sont partiellement détruites.

2 mai: La loi ayant pour objet de réorganiser la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque, est votée.

30 juin: L'occupation française en Allemagne est finie.

Juillet: Maurice Thorez devient secrétaire général du Parti Communiste Français.

21 novembre: Alors que la France est touchée par la crise financière mondiale, Albert Oustric est arrêté. C'est le début d'un scandale. Il a fondé des sociétés qu'il cotait en bourse, poussant alors à l'extrême l'idée de spéculation. La cotation de ses sociétés dont les titres sont apportés en garantie à la Banque de France ne repose sur aucun élément réel et sérieux. Les faillites ruinent de nombreux petits épargnants mal informés sur la véritable valeur des sociétés. Pour faciliter son développement, il a tissé des liens dans le monde de la politique. Raoul Péret garde des Sceaux, est mis en cause puis emprisonné.

4 décembre: L'affaire Oustric cause la chute du Ministère Tardieu.

13 décembre: Théodore Steeg est Président du Conseil.

1931

22 janvier: Pierre Laval devient président du Conseil sans la participation des radicaux;

28 mars: La «banquière» Marthe Hanau, fondatrice de la Gazette du Franc, des Nations et de l' Agence Interpresse est condamnée à deux ans de prison pour abus de confiance et escroquerie.

Elle émet des titres à 8% de taux d'intérêts. Compte tenu de la publicité faite par sa feuille financière, ces titres progressent malgré tout. Cependant, elle les acquitte, non sur le bénéfice d'opérations réelles, mais sur le produit de nouvelles souscriptions.

Sa condamnation éclabousse les milieux politiques et médiatiques, en particulier Le Cartel des gauches.

8 avril: Le «comte de Paris» Henri d'Orléans (1908-1999) prétendant au trône de France, épouse Isabelle d'Orléans et Bragance (1911-2003) au Palais d'Orléans à Palerme. Un parterre d'altesses royales et impériales représentant l'ensemble des monarchies européennes et des milliers de monarchistes français, notamment d'Action française assistent à la cérémonie.

3 mai: Paul Doumer est élu président de la République devant Aristide Briand.

6 mai: L'exposition coloniale de Vincennes est ouverte. Elle accueillera 34 millions de visiteurs.

20 juin: Le Moratoire Hoover propose un ajournement d'un an pour les dettes de guerre et les réparations.

4 juillet: La loi contre la surproduction agricole est votée.

1932

16 février: Le ministère Tardieu remplace le ministère Pierre Laval.

11 mars: La loi sur la généralisation des allocations familiales pour tous les salariés, est votée.

6 mai: Vers 15 heures, Paul Doumer subit plusieurs coups de révolver automatique Pan 7,65  tirés à Paris par un émigré russe, Paul Gorgulov. Le Président de la République meurt des suites de ses blessures le 7 mai à 4 heures 37 du matin. Après des funérailles à Notre-Dame et au Panthéon, il est inhumé dans le caveau familial du cimetière Vaugirard.

8 mai:  Les radicaux gagnent les élections législatives malgré la rupture des négociations avec la SFIO. Le Parti Communiste Français n’obtient que douze sièges. La crise économique favorise l'Action Française et les Croix de Feu appelées « ligues ».

10 mai:  Albert Lebrun est élu président de la république en remplacement de Paul Doumer.

16 mai: Le paquebot français «Georges Philipar» coule au large de Djibouti et provoque 90 morts, dont le journaliste et écrivain Albert Londres.

3 juin:  Henriot devient président du conseil sans la participation des socialistes. Il donne la priorité aux questions internationales dont la conférence du désarmement.

9 juillet: La conférence de Lausanne annule la dette allemande sur les réparations de guerre.

27 juillet: L'assassin de Paul Doumer, Paul Gorgulov est condamné à mort.

11 septembre: Le premier championnat de football professionnel débute.

14 septembre: Malgré le fait qu'il soit complètement déséquilibré Paul Gorgulov est guillotiné.

29 octobre: La fabrication du Paquebot Le Normandie est lancée.

29 novembre: Le Traité de non-agression entre la France et l'URSS est signé.

14 décembre: Le président du Conseil Édouard Herriot chute sur la question du paiement aux Américains des dettes de guerre, que la Chambre refuse, puisque sur la proposition des États Unis, l'Allemagne a cessé de payer les réparations depuis l’été 1931. La chambre des députés subit les manifestations nationalistes diligentées par l'Action française et les Jeunesses Patriotes contre le paiement de la dette contractée auprès des États Unis.

28 décembre: Joseph Paul Boncourt forme son Gouvernement.

TÉMOIGNAGES DANS LA LITTÉRATURE ET LA CHANSON

LA CHAMBRE DES DEPUTES BLEUE HORIZON

Versailles 1919 à voir sur You Tube

Paris 1919 à voir sur You Tube

Le crime de Henriette Caillaux à voir sur You Tube

Le président Wilson et la SDN à voir sur You Tube

LE CARTEL DES GAUCHES

HISTOIRE

Jean-Noël Jeanneney : Leçon d'histoire pour une gauche au pouvoir : La Faillite du Cartel, 1924-1926 publié au Seuil

Michel Soulie : Le cartel des gauches, publié chez Jean Dullis, 1974

Dominique Dessanti : La Banquière des années Folles : Marthe Hanau publié chez Fayard

DOCUMENTAIRES

La France de l'entre-deux-guerres - 1919-1929 la grande illusion à voir sur You Tube

LA CRISE DE 1929

HISTOIRE

Bernard Gazier : La crise de 1929 chez PUF collection Que sais Je ?

Pierre Cyrille Hautcoeur : La crise de 1929 aux éditions de la découverte

Jean Heffer : La Grande Dépression : les Etats-Unis en crise, 1929-1933 chez Folio histoire

Liaquat AHAMED, Gilles BERTON : Les Seigneurs de la finance chez Plon

ECONOMIE

John Maynard Keynes : Essais sur la monnaie et l'économie publié à la petite bibliothèque Payot

John Galbraith : La Crise Économique De 1929 - Anatomie D'une Catastrophe Financière  publié à la petite bibliothèque Payot

ROMANS

John Steinbeck : Les raisins de la colère

Marcel Aymé : La table aux crevés chez Folio

Pierre Lemaitre : couleurs de l'incendie chez Albin MIchel

REPORTAGES

Le Grand Krach à voir sur You Tube

La Grande Dépression à voir sur You Tube

Les brûlures de l'histoire, la crise de 1929, à voir sur You Tube

L'assassinat du Président de la République Paul Doumer à voir sur You Tube

Les Inondations de Moissac en 1930 à voir sur You Tube

L'HUMILIATION DE L'ALLEMAGNE DANS LE TRAITE DE VERSAILLES DU 28 JUIN 1919

EXTRAITS DU TRAITE DE VERSAILLES (28 JUIN 1919)

Les États-Unis d'Amérique, l'Empire britannique, la France, l'Italie et le Japon, puissances désignées dans le présent traité comme les puissances alliées et associées,

la Belgique, la Bolivie, le Brésil, la Chine, Cuba, l'Équateur, la Grèce, le Guatemala, Haïti, le Hedjaz, le Honduras, le Libéria, le Nicaragua, le Panama, le Pérou, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Serbo-Croatie-Slovénie, le Siam, la Tchéco-Slovaquie et l'Uruguay, constituant avec les principales puissances ci-dessus des puissances alliées et associées, d'une part ;

et l'Allemagne, d'autre part, ont convenu des dispositions suivantes.

[PARTIE III : CLAUSES POLITIQUES EUROPEENNES]

Art. 42.

Il est interdit à l'Allemagne de maintenir ou de construire des fortifications soit sur la rive gauche du Rhin soit sur la rive droite, à l'ouest d'une ligne tracée à 50 kilomètres de ce fleuve.

Art. 43.

Sont également interdits, dans la zone définie à l'article 42, l'entretien ou le rassemblement de forces armées, soit à titre permanent, soit à titre temporaire […].

Art. 44.

Au cas où l'Allemagne contreviendrait de quelque manière que ce soit aux dispositions des articles 42 et 43, elle serait considérée comme commettant un acte hostile vis-à-vis des puissances signataires du présent Traité et comme cherchant à troubler la paix du monde.

Art. 45.

En compensation de la destruction des mines de charbon dans le Nord de la France [… l'Allemagne] cède à la France la propriété entière et absolue […] des mines de charbon situées dans le bassin de la Sarre […].

Art. 49.

L'Allemagne renonce en faveur de la Société des Nations […] au gouvernement du territoire [de la Sarre]. À l'expiration d'un délai de quinze ans, à dater de la mise en vigueur du présent Traité, la population dudit territoire sera appelée à faire connaître la souveraineté sous laquelle elle désirerait se voir placée […] .

Art. 51.

Les territoires cédés à l'Allemagne en vertu des préliminaires de paix signés à Versailles le 26 février 1871 et du traité de Francfort du 10 mai 1871 sont réintégrés dans la souveraineté française à dater de l'armistice du 11 novembre 1918 […].

Art. 65.

Dans un délai de trois semaines après la signature du présent traité, le port de Strasbourg et le port de Kehl seront constitués pour une durée de sept années en un organisme unique au point de vue de l'expédition. [… Le] directeur [de cet organisme] devra être de nationalité française […] et résidera à Strasbourg […].

Art. 80.

L'Allemagne reconnaît et respectera strictement l'indépendance de l'Autriche […] ; elle reconnaît que cette indépendance sera inaliénable […].

Art. 81.

L'Allemagne reconnaît […] la complète indépendance de l'État tchécoslovaque [… et] les frontières de cet État telles qu'elles seront déterminées par les principales puissances alliées et associées et les autres États intéressés […]

Art. 87.

L'Allemagne reconnaît […] la complète indépendance de la Pologne et renonce en faveur de la Pologne à tous droits et titres sur les territoires [à elle attribués].

Art. 100.

L'Allemagne renonce en faveur des principales puissances alliées et associées à tous droits et titres [sur la ville de Dantzig et son territoire].

Art. 102.

La ville de Dantzig [avec son] territoire […] est constituée en ville libre et placée sous la protection de la Société des Nations […].

[PARTIE IV : DROITS ET INTERETS ALLEMANDS HORS DE L'ALLEMAGNE]

Art. 119.

L'Allemagne renonce en faveur des principales puissances alliées et associées à tous ses droits et titres sur ses possessions d'outre-mer […].

Art. 128.

L'Allemagne renonce en faveur de la Chine à tous privilèges et avantages résultant des dispositions du Protocole final signé à Pékin le 7 septembre 1901 […].

Art. 141.

L'Allemagne renonce à tous droits, titres ou privilèges résultant à son profit de l'Acte général d'Algésiras du 7 avril 1906, des accords franco-allemands du 9 février 1909 et du 4 novembre 1911 […].

TRAITE DE VERSAILLES (28 JUIN 1919)

Partie I : Pacte de la Société des Nations

Les hautes parties contractantes,
Considérant que, pour développer la coopération entre les nations et pour leur garantir la paix et la sûreté, il importe
D'accepter certaines obligations de ne pas recourir à la guerre,
D'entretenir au grand jour des relations internationales fondées sur la justice et l'honneur,
D'observer rigoureusement les prescriptions du droit international, reconnues désormais comme règle de conduite effective des gouvernements,
De faire régner la justice et de respecter scrupuleusement toutes les obligations des traités dans les rapports mutuels des peuples organisés,
Adoptent le présent pacte qui institue la Société des Nations.

Article premier.

1. Sont membres originaires de la Société des Nations, ceux des signataires dont les noms figurent dans l'annexe au présent pacte, ainsi que les États, également nommés dans l'annexe, qui auront accédé au présent pacte sans aucune réserve par une déclaration déposée au secrétariat dans les deux mois de l'entrée en vigueur du pacte et dont notification sera faite aux autres membres de la Société.

2. Tout État, dominion ou colonie qui se gouverne librement et qui n'est pas désigné dans l'annexe, peut devenir membre de la Société si son admission est prononcée par les deux tiers de l'Assemblée, pourvu qu'il donne des garanties effectives de son intention sincère d'observer ses engagements internationaux et qu'il accepte le règlement établi par la Société en ce qui concerne ses forces et ses armements militaires, navals et aériens.

3. Tout membre de la Société peut, après un préavis de deux ans, se retirer de la Société, à la condition d'avoir rempli à ce moment toutes ses obligations internationales y compris celles du présent Pacte.

Article 2.

L'action de la Société, telle qu'elle est définie dans le présent pacte, s'exerce par une Assemblée et par un Conseil assistés d'un secrétariat permanent.

Article 3.

1. L'Assemblée se compose de représentants des membres de la Société.

2. Elle se réunit à des époques fixées et à tout autre moment, si les circonstances le demandent, au siège de la Société ou en tel autre lieu qui pourra être désigné.

3. L'Assemblée connaît de toute question qui rentre dans la sphère d'activité de la Société ou qui affecte la paix du monde.

4. Chaque membre de la Société ne peut compter plus de trois représentants dans l'Assemblée et ne dispose que d'une voix.

Article 4.

1. Le Conseil se compose de représentants des principales puissances alliées et associées ainsi que de représentants de quatre autres membres de la Société. Ces quatre membres de la Société sont désignés librement par l'Assemblée et aux époques qu'il lui plaît de choisir. Jusqu'à la première désignation par l'Assemblée les représentants de la Belgique, du Brésil, de l'Espagne et de la Grèce sont membres du Conseil.

2. Avec l'approbation de la majorité de l'Assemblée, le Conseil peut désigner d'autres membres de la Société dont la représentation sera désormais permanente au Conseil. Il peut, avec la même approbation, augmenter le nombre des membres de la Société qui seront choisis par l'Assemblée pour être représentés au Conseil.

3. Le Conseil se réunit quand les circonstances le demandent, et au moins une fois par an, au siège de la Société ou en tel lieu qui pourra être désigné.

4. Le Conseil connaît de toute question rentrant dans la sphère d'activité de la Société ou affectant la paix du monde.

5. Tout membre de la Société qui n'est pas représenté au Conseil est invité à y envoyer siéger un représentant lorsqu'une question qui l'intéresse particulièrement est portée devant le Conseil.

6. Chaque membre de la Société représenté au Conseil ne dispose que d'une voix et n'a qu'un représentant.

Article 5.

1. Sauf disposition expressément contraire du présent pacte ou des clauses du présent traité, les décisions de l'Assemblée ou du Conseil sont prises à l'unanimité des membres de la Société représentés à la réunion.

2. Toutes questions de procédure qui se posent aux réunions de l'Assemblée ou du Conseil, y compris la désignation des commissions chargées d'enquêter sur des points particuliers, sont réglées par l'Assemblée ou par le Conseil et décidées à la majorité des membres de la Société représentés à la réunion.

3. La première réunion de l'Assemblée et la première réunion du Conseil auront lieu sur la convocation du président des États-Unis d'Amérique.

Article 6.

1. Le secrétariat permanent est établi au siège de la Société. Il comprend un secrétaire général, ainsi que les secrétaires et le personnel nécessaires.

2. Le premier secrétaire général est désigné dans l'annexe. Par la suite, le secrétaire général sera nommé par le Conseil avec l'approbation de la majorité de l'Assemblée.

3. Les secrétaires et le personnel du secrétariat sont nommés par le secrétaire général avec l'approbation du Conseil.

4. Le secrétaire général de la Société est de droit secrétaire général de l'Assemblée et du Conseil.

5. Les dépenses du secrétariat sont supportées par les membres de la Société dans la proportion établie pour le Bureau international de l'Union postale universelle.

Article 7.

1. Le siège de la Société est établi à Genève.

2. Le Conseil peut à tout moment décider de l'établir en tout autre lieu.

3. Toutes les fonctions de la Société ou des services qui s'y rattachent, y compris le secrétariat, sont également accessibles aux hommes et aux femmes.

4. Les représentants des membres de la Société et ses agents jouissent dans l'exercice de leurs fonctions des privilèges et immunités diplomatiques.

5. Les bâtiments et terrains occupés par la Société, par ses services ou ses réunions, sont inviolables

Article 8.

1. Les membres de la Société reconnaissent que le maintien de la paix exige la réduction des armements nationaux au minimum compatible avec la sécurité nationale et avec l'exécution des obligations internationales imposée par une action commune.

2. Le Conseil, tenant compte de la situation géographique et des conditions spéciales de chaque État, prépare les plans de cette réduction, en vu de l'examen et de la décision des divers gouvernements.

3. Ces plans doivent faire l'objet d'un nouvel examen et, s'il y a lieu, d'une révision tous les dix ans au moins.

4. Après leur adoption par les divers gouvernements, la limite des armements ainsi fixée ne peut être dépassée sans le consentement du Conseil.

5. Considérant que la fabrication privée des munitions et du matériel de guerre soulève de graves objections, les membres de la Société chargent le Conseil d'aviser aux mesures propres à en éviter les fâcheux effets, en tenant compte des besoins des membres de la Société qui ne peuvent pas fabriquer les munitions et le matériel de guerre nécessaires à leur sûreté.

6. Les membres de la Société s'engagent à échanger, de la manière la plus franche et la plus complète, tous renseignements relatifs à l'échelle de leurs armements, à leurs programmes militaires, navals et aériens et à la condition de celles de leurs industries susceptibles d'être utilisées pour la guerre.

Article 9.

Une commission permanente sera formée pour donner au Conseil son avis sur l'exécution des dispositions des articles 1er et 8 et, d'une façon générale, sur les questions militaires, navales et aériennes.

Article 10.

Les membres de la Société s'engagent à respecter et à maintenir contre toute agression extérieure l'intégrité territoriale et l'indépendance politique présente de tous les membres de la Société. En cas d'agression, de menace ou de danger d'agression, le Conseil avise aux moyens d'assurer l'exécution de cette obligation.

Article 11.

1. Il est expressément déclaré que toute guerre ou menace de guerre, qu'elle affecte directement ou non l'un des membres de la Société, intéresse la Société tout entière et que celle-ci doit prendre les mesures propres à sauvegarder efficacement la paix des nations. En pareil cas, le secrétaire général convoque immédiatement le Conseil, à la demande de tout membre de la Société.

2. Il est, en outre, déclaré que tout membre de la Société a le droit, à titre amical, d'appeler l'attention de l'Assemblée et du Conseil sur toute circonstance de nature à affecter les relations internationales et qui menace par suite de troubler la paix ou la bonne entente entre nations, dont la paix dépend.

Article 12.

1. Tous les membres de la Société conviennent que, s'il s'élève entre eux un différend susceptible d'entraîner une rupture, ils le soumettront soit à la procédure de l'arbitrage, soit à l'examen du Conseil. Ils conviennent encore qu'en aucun cas ils ne doivent recourir à la guerre avant l'expiration d'un délai de trois mois après la sentence des arbitres ou le rapport du Conseil.

2. Dans tous les cas prévus par cet article, la sentence des arbitres doit être rendue dans un délai raisonnable et le rapport du Conseil doit être établi dans les six mois à dater du jour où il aura été saisi du différend.

Article 13.

1. Les membres de la Société conviennent que s'il s'élève entre eux un différend susceptible, à leur avis, d'une solution arbitrale et si ce différend ne peut se régler de façon satisfaisante par la voie diplomatique, la question sera soumise intégralement à l'arbitrage.

2. Parmi ceux qui sont généralement susceptibles de solution arbitrale, on déclare tels les différends relatifs à l'interprétation d'un traité, à tout point de droit international, à la réalité de tout fait qui, s'il était établi, constituerait la rupture d'un engagement international, ou à l'étendue ou à la nature de la réparation due pour une telle rupture.

3. La Cour d'arbitrage à laquelle la cause est soumise est la Cour désignée par les Parties ou prévue dans leurs conventions antérieures.

4. Les membres de la Société s'engagent à exécuter de bonne foi les sentences rendues et à ne pas recourir à la guerre contre tout membre de la Société qui s'y conformera. Faute d'exécution de la sentence, le Conseil propose les mesures qui doivent en assurer l'effet.

Article 14.

Le Conseil est chargé de préparer un projet de Cour permanente de justice internationale et de le soumettre aux membres de la Société. Cette Cour connaîtra de tous différends d'un caractère international que les parties lui soumettront. Elle donnera aussi des avis consultatifs sur tout différend ou tout point, dont la saisira le Conseil ou l'Assemblée.

Article 15.

1. S'il s'élève entre les membres de la Société un différend susceptible d'entraîner une rupture et si ce différend n'est pas soumis à à l'arbitrage prévu â l'article 13, les Membres de la Société conviennent de le porter devant le Conseil. A cet effet, il suffit que l'un d'eux avise de ce différend le secrétaire général, qui prend toutes dispositions en vue d'une enquête et d'un examen complets.

2. Dans le plus bref délai, les parties doivent lui communiquer l'exposé de leur cause avec tous faits pertinents et pièces justificatives. Le Conseil peut en ordonner la publication immédiate.

3. Le Conseil s'efforce d'assurer le règlement du différend. S'il y réussit, il publie, dans la mesure qu'il juge utile, un exposé relatant les faits, les explications qu'ils comportent et les termes de ce règlement.

4. Si le différend n'a pu se régler, le Conseil rédige et publie un rapport, voté soit à l'unanimité, soit à la majorité des voix, pour faire connaître les circonstances du différend et les solutions qu'il recommande comme les plus équitables et les mieux appropriées à l'espèce.

5. Tout membre de la Société représenté au Conseil peut également publier un exposé des faits du différend et ses propres conclusions.

6. Si le rapport du Conseil est accepté à l'unanimité, le vote des Représentants des Parties ne comptant pas dans le calcul de cette unanimité, les membres de la Société s'engagent à ne recourir à la guerre contre aucune partie qui se conforme aux conclusions du rapport.

7. Dans le cas où le Conseil ne réussit pas à faire accepter son rapport par tous ses membres autres que les représentants de toute partie au différend, les membres de la Société se réservent le droit d'agir comme ils le jugeront nécessaire pour le maintien du droit et de la justice.

8. Si l'une des parties prétend et si le Conseil reconnaît que le différend porte sur une question que le droit international laisse à la compétence exclusive de cette partie, le Conseil le constatera dans un rapport, mais sans recommander aucune solution.

9. Le Conseil peut, dans tous les cas prévus au présent article, porter le différend devant l'Assemblée. L'Assemblée devra de même être saisie du différend à la requête de l'une des parties ; cette requête devra être présentée dans les quatorze jours à dater du moment où le différend est porté devant le Conseil.

10. Dans toute affaire soumise à l'Assemblée, les dispositions du présent article et de l'article 12 relatives à l'action et aux pouvoirs du Conseil, s'appliquent également à l'action et aux pouvoirs de l'Assemblée. Il est entendu qu'un rapport fait par l'Assemblée avec l'approbation des représentants des membres de la Société représentés au Conseil et d'une majorité des autres membres de la Société, à l'exclusion, dans chaque cas, des représentants des parties, à le même effet qu'un rapport du Conseil adopté à l'unanimité de ses membres autres que les représentants des parties.

Article 16.

1. Si un membre de la Société recourt à la guerre, contrairement aux engagements pris aux articles 12, 13 ou 15, il est ipso facto considéré comme ayant commis un acte de guerre contre tous les autres membres de la Société. Ceux-ci s'engagent à rompre immédiatement avec lui toutes relations commerciales ou financières, à interdire tous rapports entre leurs nationaux et ceux de l'État en rupture de pacte et à faire cesser toutes communications financières, commerciales ou personnelles entre les nationaux de cet État et ceux de tout autre État, membre ou non de la Société.

2. En ce cas, le Conseil a le devoir de recommander aux divers gouvernements intéressés les effectifs militaires, navals ou aériens par lesquels les membres de la Société contribueront respectivement aux forces armées destinées à faire respecter les engagements de la Société.

3. Les membres de la Société conviennent, en outre, de se prêter l'un à l'autre un mutuel appui dans l'application des mesures économiques et financières à prendre en vertu du présent article pour réduire au minimum les pertes et les inconvénients qui peuvent en résulter. Ils se prêtent également un mutuel appui pour résister à toute mesure spéciale dirigée contre l'un d'eux par l'État en rupture de pacte. Ils prennent les dispositions nécessaires pour faciliter le passage à travers leur territoire des forces de tout membre de la Société qui participe à une action commune pour faire respecter les engagements de la Société.

4. Peut être exclu de la Société tout membre qui s'est rendu coupable de la violation d'un des engagements résultant du pacte. L'exclusion est prononcée par le vote de tous les autres membres de la Société représentés au Conseil.

Article 17.

1. En cas de différend entre deux États, dont un seulement est membre de la Société ou dont aucun n'en fait partie, l'État ou les États étrangers à la Société sont invités à se soumettre aux obligations qui s'imposent à ses membres aux fins de règlement du différend, aux conditions estimées justes par le Conseil. Si cette invitation est acceptée, les dispositions des articles 12 à 16 s'appliquent sous réserve des modifications jugées nécessaires par le Conseil.

2. Dès l'envoi de cette invitation, le Conseil ouvre une enquête sur les circonstances du différend et propose telle mesure qui lui paraît la meilleure et la plus efficace dans le cas particulier.

3. Si l'État invité, refusant d'accepter les obligations de membre de la Société aux fins de règlement du différend, recourt à la guerre contre un membre de la Société, les dispositions de l'article 16 lui sont applicables.

4. Si les deux parties invitées refusent d'accepter les obligations de membre de la Société aux fins de règlement du différend, le Conseil peut prendre toutes mesures et faire toutes propositions de nature à prévenir les hostilités et à amener la solution du conflit.

Article 18.

Tout traité ou engagement international conclu à l'avenir par un membre de la Société devra être immédiatement enregistré par le secrétariat et publié par lui aussitôt que possible. Aucun de ces traités ou engagements internationaux ne sera obligatoire avant d'avoir été enregistré.

Article 19.

L'Assemblée peut, de temps à autre, inviter les membres de la Société à procéder à un nouvel examen des traités devenus inapplicables ainsi que des situations internationales, dont le maintien pourrait mettre en péril la paix du monde.

Article 20.

1. Les membres de la Société reconnaissent, chacun en ce qui le concerne, que le présent pacte abroge toutes obligations ou ententes inter se incompatibles avec ses termes et s'engagent solennellement à n'en pas contracter à l'avenir de semblables.

2. Si avant son entrée dans la Société, un membre a assumé des obligations incompatibles avec les termes du pacte, il doit prendre des mesures immédiates pour se dégager de ces obligations.

Article 21.

Les engagements internationaux, tels que les traités d'arbitrage, et les ententes régionales, comme la doctrine de Monroë, qui assurent le maintien de la paix, ne seront considérés comme incompatibles avec aucune des dispositions du présent pacte.

Article 22.

1. Les principes suivants s'appliquent aux colonies et territoires qui, à la suite de la guerre, ont cessé d'être sous la souveraineté des États qui les gouvernaient précédemment et qui sont habités par des peuples non encore capables de se diriger eux-mêmes dans les conditions particulièrement difficiles du monde moderne. Le bien être et le développement de ces peuples forment une mission sacrée de civilisation, et il convient d'incorporer dans le présent pacte des garanties pour l'accomplissement de cette mission.

2. La meilleure méthode de réaliser pratiquement ce principe est de confier la tutelle de ces peuples aux nations développées qui, en raison de leurs ressources, de leur expérience ou de leur position géographique, sont le mieux â même d'assumer cette responsabilité et qui consentent à l'accepter : elles exerceraient cette tutelle en qualité de mandataires et au nom de la Société.

3. Le caractère du mandat doit différer suivant le degré de développement du peuple, la situation géographique du territoire, ses conditions économiques et toutes autres circonstances analogues.

4. Certaines communautés qui appartenaient autrefois à l'Empire ottoman, ont atteint un degré de développement tel que leur existence comme nations indépendantes peut être reconnue provisoirement, à la condition que les conseils et l'aide d'un mandataire guident leur administration jusqu'au moment où elles seront capables de se conduire seules. Les voeux de ces communautés doivent être pris d'abord en considération pour le choix du mandataire.

5. Le degré de développement où se trouvent d'autres peuples, spécialement ceux de l'Afrique centrale, exige que le mandataire y assume l'administration du territoire à des conditions qui, avec la prohibition d'abus, tels que la traite des esclaves, le trafic des armes et celui de l'alcool garantiront la liberté de conscience et de religion, sans autres limitations que celles que peut imposer le maintien de l'ordre public et des bonnes moeurs, et l'interdiction d'établir des fortifications ou des bases militaires ou navales et de donner aux indigènes une instruction militaire, si ce n'est pour la police ou la défense du territoire et qui assureront également aux autres membres de la Société des conditions d'égalité pour les échanges et le commerce.

6. Enfin il y a des territoires, tels que le Sud-Ouest africain et certaines îles du Pacifique austral, qui, par suite de la faible densité de leur population, de leur superficie restreinte, de leur éloignement des centres de civilisation, de leur contiguïté géographique au territoire du mandataire, ou d'autres circonstances, ne sauraient être mieux administrés que sous les lois du mandataire comme une partie intégrante de son territoire, sous réserve des garanties prévues plus haut dans l'intérêt de la population indigène.

7. Dans tous les cas le mandataire doit envoyer au Conseil un rapport annuel concernant les territoires dont il a la charge.

8. Si le degré d'autorité, de contrôle ou d'administration à exercer par le mandataire n'a pas fait l'objet d'une convention antérieure entre les membres de la Société, il sera expressément statué sur ces points par le Conseil.

9. Une commission permanente sera chargée de recevoir et d'examiner les rapports annuels des mandataires et de donner au Conseil son avis sur toutes questions relatives à l'exécution des mandats.

Article 23.

Sous la réserve, et en conformité des dispositions des conventions internationales actuellement existantes ou qui seront ultérieurement conclues, les membres de la Société :
a) s'efforceront d'assurer et de maintenir des conditions de travail équitables et humaines pour l'homme, la femme et l'enfant sur leurs propres territoires, ainsi que dans tous pays auxquels s'étendent leurs relations de commerce et d'industrie, et, dans ce but, d'établir et d'entretenir les organisations internationales nécessaires ;
b) s'engagent à assurer le traitement équitable des populations indigènes dans les territoires soumis à leur administration ;
c) chargent la Société du contrôle général des accords relatifs à la traite des femmes et des enfants, du trafic de l'opium et autres drogues nuisibles ;
d) chargent la Société du contrôle général du commerce des armes et des munitions avec les pays où le contrôle de ce commerce est indispensable à l'intérêt commun ;
e) prendront les dispositions nécessaires pour assurer la garantie et le maintien de la liberté des communications et du transit, ainsi qu'un équitable traitement du commerce de tous les membres de la Société, étant entendu que les nécessités spéciales des régions dévastées pendant la guerre de 1914-1918 devront être prises en considération ;
f) s'efforceront de prendre des mesures d'ordre international pour prévenir et combattre les maladies.

Article 24.

1. Tous les bureaux internationaux antérieurement établis par traités collectifs seront, sous réserve de l'assentiment des parties placés sous l'autorité de la Société. Tous autres bureaux internationaux et toutes commissions pour le règlement des affaires d'intérêt international qui seront créés ultérieurement seront placés sous l'autorité de la Société.

2. Pour toutes questions d'intérêt international réglées par des conventions générales, mais non soumises au contrôle de commissions ou de bureaux internationaux, le secrétariat de la Société devra, si les parties le demandent et si le Conseil y consent, réunir et distribuer toutes informations utiles et prêter toute l'assistance nécessaire ou désirable.

3. Le Conseil peut décider de faire rentrer dans les dépenses du secrétariat celles de tout bureau ou commission placé sous l'autorité de la Société.

Article 25.

Les membres de la Société s'engagent à encourager et favoriser l'établissement et la coopération des organisations volontaires nationales de la Croix-Rouge, dûment autorisées, qui ont pour objet l'amélioration de la santé, la défense préventive contre la maladie et l'adoucissement de la souffrance dans le monde.

Article 26.

1. Les amendements au présent pacte entreront en vigueur dès leur ratification par les membres de la Société, dont les représentants composent le Conseil, et par la majorité de ceux dont les représentants forment l'Assemblée.

2. Tout Membre de la Société est libre de ne pas accepter les amendements apportés au pacte, auquel cas il cesse de faire partie de la Société.

Annexe

I. - Membres originaires de la Société des Nations signataires du traité de paix

- États-Unis d'Amérique
- Belgique
- Bolivie
- Brésil
- Empire britannique
- Canada
- Australie
- Afrique du Sud
- Nouvelle Zélande
- Inde
- Chine
- Cuba
- Équateur
- France
- Grèce
- Guatémala
- Haïti
- Hedjaz
- Honduras
- Italie
- Japon
- Libéria
- Nicaragua
- Panama
- Pérou
- Pologne
- Portugal
- Roumanie
- État serbe-croate-slovène
- Siam
- Tchéco-Slovaquie
- Uruguay

États invités à accéder au pacte

- Argentine
- Chili
- Colombie
- Danemark
- Espagne
- Norvège
- Paraguay
- Pays-Bas
- Perse
- Salvador
- Suède
- Suisse
- Vénézuéla

II. Premier secrétaire général de la Société des Nations : L'honorable Sir James Éric Drummond, K.C.M.G., C.B.

LIENS EXTERNES

Le traité de Versailles vu par les Allemands: http://www.deutsche-schutzgebiete.de/vertrag_von_versailles.htm

Le suffrage universel sous la troisième république: http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/suffrage_universel/suffrage-1870.asp

Jules Védrines: http://www.lacreuse.com/hotels/tilleul/vedrine.htm

Biographie de Doumergue: http://www.aiguesvives.fr/recherche.php3?recherche=doumergue

et http://www.occitanie.org/occitans/doumergue.html

Le Parti National Socialiste Allemand: http://resistanceallemande.online.fr/montee.htm

Landru: http://ange.jules.free.fr/landru.htm

Pie XI: http://www.vatican.va/holy_father/pius_xi/index_fr.htm

Exposition des arts décoratifs: http://lartnouveau.com/art_deco/expo_art_deco_1925.htm

Sainte Thérèse de Lisieux: http://www.dailymotion.com/relevance/search/sainte%2Btherese%2Bde%2Blisieux

Les camelots du roi: http://www.camelotsduroi.fr/

Nungesser et Colis: http://www.lefigaro.fr/actualites/2007/11/15/01001-20071115ARTFIG00011-nungesser-et-coli-victimes-dal-capone.php

Charles Lindbergh: http://www.charleslindbergh.com/

et http://www.charleslindbergh.com/history/index.asp

La fondation Lindbergh pour l'environnement: http://www.lindberghfoundation.org/

Le Krach de 1929: http://www.edubourse.com/guide/guide.php?fiche=krach-1929

et http://herve.dequengo.free.fr/Wanniski/Wanniski2.htm

L'affaire Oustric: http://scripophilie.free.fr/collectionner/affaires_signatures/Oustric.htm

et http://www.scripophilie.com/temoignages/banque_oustric.htm

http://www.edubourse.com/guide/biographies.php?bio=marthe-hanau

Exposition coloniale 1931: http://lartnouveau.com/art_deco/expo_coloniale_1931.htm

Championnat de foot de 1932: http://www.om4ever.com/ChampionnatFrance/Saisons30/Championnat3233.htm

Nous pouvons analyser GRATUITEMENT et SANS AUCUN ENGAGEMENT vos griefs pour savoir s'ils sont susceptibles d'être recevables devant le parlement européen, la CEDH, le Haut Commissariat aux droits de l'homme, ou un autre organisme de règlement international de l'ONU.

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