EMMANUEL MACRON

SAUVER SON QUINQUENNAT

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Rédigé par Frédéric Fabre docteur en droit.

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- AU REMANIEMENT MINISTÉRIEL DU 16 OCTOBRE 2018

- A LA CAMPAGNE DES ÉLECTIONS EUROPÉENNES

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LE REMANIEMENT MINISTÉRIEL DU 16 OCTOBRE 2018

Le 16 octobre 2018, le Gouvernement doit être remanié à un moment où le gouvernement est en difficulté. Monsieur le Président de la République n'est crédité que de 29 % d'opinions favorables. Il lui est reproché d'être le Président des riches et de vouloir imposer une vision libérale qui ne fonctionne pas.

Les réformes se succèdent et les droits se réduisent, sans que le chômage baisse. 9,1 % de la population active est inscrit à Pôle Emploi. Les français ne voient pas leur pouvoir d'achat augmenter.

Les ministres comme Monsieur Nicolas Hulot au ministère de l'écologie et Monsieur Gérard Collomb au ministère de l'intérieur se sauvent du gouvernement sans prévenir le premier ministre et le Président de la République.

Le 28 août 2018, Nicolas Hulot annonce sa décision de démissionner du gouvernement au micro de la matinale de France Inter.

Le 1er octobre 2018, Gérard Collomb présente sa démission à Emmanuel Macron, qui la refuse.

Le 2 octobre 2018, il persiste et annonce sa démission dans un entretien au journal Le Figaro : « Je ne veux pas que le fait que je sois candidat quelque part demain puisse troubler la marche du ministère de l’intérieur. Il faut une clarté vis-à-vis de nos concitoyens et une clarté vis-à-vis des Lyonnais. »

Le 3 octobre 2018, lors de son allocution de départ du ministère, Gérard Collomb déclare : « Aujourd'hui, c'est plutôt la loi du plus fort qui s'impose, des narcotrafiquants, des islamistes radicaux, qui a pris la place de la République. […] Aujourd'hui, on vit côte à côte ; je crains que demain on ne doive vivre face à face. »

Le pont de Villegailhenc emporté par les flots

13 jours sont nécessaires pour remanier le Gouvernement.

L'annonce du Gouvernement est retardée d'une journée, pour cause d'inondations dramatiques et historiques dans l'Aude. 14 morts et 75 blessés sont à déplorer. 126 villages et villes sont inondés. Les villages de Cuxac, Pezens, Villalier, Villemoustaussou, Villardonnel, Conques, Floure, Saint Marcel et surtout Villegailhenc ainsi que Trèbes sont les plus touchés.

L'Arrêté du 17 octobre 2018 porte reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle.

L'Arrêté du 29 octobre 2018 porte reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour les inondations et les coulées de boue des 14 et 15 octobre 2018.

Madame Mazières avait perdu son époux, Jacques Mazières première victime de Radouane Lakdim lors de l'attentat du supermarché de Trèbes du 23 mars 2018. La veuve perd ses deux parents, dans l'inondation de Trèbes.

Hasard du calendrier ? Des opérations menées par les policiers de la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) ont lieu notamment à Trèbes, village alors en pleine inondation, où Radouane Lakdim, 25 ans, a tué le boucher et Jacques Mazières, un client du supermarché Super U avant d'abattre le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame. Peu avant, à Carcassonne, le terroriste avait abattu un automobiliste avant de lui voler sa voiture au début de son équipée meurtrière. 6 personnes sont placées en garde à vue. A Toulouse, des perquisitions et auditions libres ont également été réalisées.

Le 1er ministre ne démissionne pas, pour ne pas se retrouver en difficulté dans le vote de confiance à l'Assemblée Nationale.

Il s'agit d'un simple remaniement qui est annoncé par un simple communiqué. Les grands gagnants sont cinq :

- Christophe CASTANER un proche du Président de la République, est nommé ministre de l'intérieur. Il sera épaulé par Laurent Nuñez, le patron de la DGSI, désigné secrétaire d'État. C'est la première fois qu'un espion assumé, devient ministre. Son premier déplacement du jour est au Commissariat des Lilas dans le 93 où un mineur de 13 ans a perdu la vie dans une rixe.

- Jacqueline GOURAULT proche de Monsieur François Bayrou, ex Madame Corse, est nommée ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales.

- Franck RIESTER, un proche de Bruno Lemaire, ancien cadre de l'UMP, est nommé au ministère de la Culture.

- Didier GUILLAUME, un ancien cadre du Parti Socialiste proche de Manuel Valls, devient ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation ;

- Monsieur Marc FESNEAU, un proche de Jacqueline Gourault est nommé ministre auprès du Premier Ministre, chargé des Relations avec le Parlement.

Communiqué de la Présidence de la République du 16 octobre 2018
Sur proposition du Premier ministre, le Président de la République a mis fin aux fonctions de :
Monsieur Jacques MÉZARD, ministre de la Cohésion des territoires ; (il paie son manque de solidarité avec les choix gouvernementaux sur les réductions des budgets des collectivités)
Madame Françoise NYSSEN, ministre de la Culture ; (elle paie les reproches pour avoir réalisé des travaux sans permis au siège de sa maison d'édition d'Arles et de sa vitrine à Paris)
Monsieur Stéphane TRAVERT, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation ; (Il paie le départ de Nicolas Hulot avec qui il s'est affronté notamment sur le glyphosate)
Madame Delphine GÉNY-STEPHANN, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances. (elle paie sa trop grande discrétion : elle n'a été connue du public que quand elles est apparue être la ministre la plus riche du gouvernement)

Il a nommé :
Monsieur Jean-Michel BLANQUER, ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse ;
Monsieur Christophe CASTANER, ministre de l’Intérieur ;
Madame Jacqueline GOURAULT, ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales ;
Monsieur Franck RIESTER, ministre de la Culture ;
Monsieur Didier GUILLAUME, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation ;
Monsieur Marc FESNEAU, ministre auprès du Premier Ministre, chargé des Relations avec le Parlement ;
Monsieur Sébastien LECORNU, ministre auprès de la ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales, chargé des collectivités territoriales;
Monsieur Julien DENORMANDIE, ministre auprès de la ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales, chargé de la ville et du logement ;
Madame Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations ;
Madame Emmanuelle WARGON, secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et solidaire ;
Madame Christelle DUBOS, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé ;
Monsieur Mounir MAHJOUBI, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances et du ministre de l’action et des comptes publics ;
Madame Agnès PANNIER-RUNACHER, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances ;
Monsieur Gabriel ATTAL, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education Nationale et de la Jeunesse ;
Monsieur Laurent NUNEZ, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur.
Le Président de la République réunira le Conseil des Ministres, avec l’ensemble des membres du Gouvernement, ce mercredi 17 octobre 2018, à 10 heures.

Décret du 16 octobre 2018 relatif à la composition du Gouvernement

Le Président de la République,
Vu l'article 8 de la Constitution ;
Vu le décret du 19 juin 2017 portant nomination du Premier ministre ;
Vu le décret du 21 juin 2017 relatif à la composition du Gouvernement ;
Vu le décret du 24 novembre 2017 relatif à la composition du Gouvernement ;
Vu le décret du 4 septembre 2018 relatif à la composition du Gouvernement ;
Vu le décret du 3 octobre 2018 relatif à la composition du Gouvernement ;
Sur proposition du Premier ministre,
Décrète :

ARTICLE 1

Il est mis fin aux fonctions de :
M. Jacques MÉZARD, ministre de la cohésion des territoires ;
Mme Françoise NYSSEN, ministre de la culture ;
M. Stéphane TRAVERT, ministre de l'agriculture et de l'alimentation ;
Mme Delphine GÉNY-STEPHANN, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie et des finances.

ARTICLE 2

Sont nommés ministres :
M. Jean-Michel BLANQUER, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse ;
M. Christophe CASTANER, ministre de l'intérieur ;
Mme Jacqueline GOURAULT, ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales ;
M. Franck RIESTER, ministre de la culture ;
M. Didier GUILLAUME, ministre de l'agriculture et de l'alimentation.

ARTICLE 3

Sont nommés ministres :

- Auprès du Premier ministre :
M. Marc FESNEAU, chargé des relations avec le Parlement ;

- Auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales :
M. Sébastien LECORNU, chargé des collectivités territoriales ;
M. Julien DENORMANDIE, chargé de la ville et du logement.

ARTICLE 4

Sont nommés secrétaires d'Etat et participent au conseil des ministres pour les affaires relevant de leurs attributions :

- Auprès du Premier ministre : Mme Marlène SCHIAPPA, chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations ;
- Auprès du ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire : Mme Emmanuelle WARGON ;
- Auprès de la ministre des solidarités et de la santé : Mme Christelle DUBOS ;
- Auprès du ministre de l'économie et des finances et du ministre de l'action et des comptes publics : M. Mounir MAHJOUBI, chargé du numérique ;
- Auprès du ministre de l'économie et des finances : Mme Agnès PANNIER-RUNACHER ;
- Auprès du ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse : M. Gabriel ATTAL ;
- Auprès du ministre de l'intérieur : M. Laurent NUNEZ.

ARTICLE 5

Le présent décret sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 16 octobre 2018.
Par le Président de la République, Emmanuel Macron
Le Premier ministre, Édouard Philippe

Le Décret n° 2018-890 du 16 octobre 2018 abroge des décrets pris en application du décret n° 59-178 du 22 janvier 1959 relatif aux attributions des ministres

Au 20 Heures des journaux télévisés, le Président de la République fait une allocution bien pessimiste sur l'avenir de l'Europe et du Monde. Son discours fait étrangement écho à celui prononcé par Gérard Collomb au moment de son départ du ministère de l'intérieur. Il s'excuse auprès des français sur son franc parlé et la forme de ses formules qui ont pu blesser, mais assure qu'il n'y aura aucun changement de cap dans sa politique.

Cliquez sur le bouton de droite pour voir l'échange à l'Assemblée Nationale, entre Jean Luc Mélenchon et le Premier ministre

Le 16 octobre 2018, au matin, une perquisition a lieu au siège du Parti Politique des Insoumis et au domicile personnel de Jean Luc Mélenchon, dans l'affaire d'un prétendu détournement de fonds dite "des assistants parlementaires".

Jean Luc Mélenchon filme la scène et la retransmet sur son compte Facebook en prévenant : "Je ne me laisserai pas faire".

Sous le coup de l'émotion, le Président des Insoumis découvre l'horreur du système judiciaire qui peut s'abattre sur tous les citoyens sans que les magistrats ne soient responsables de rien, pour leur faute.

Il interpelle Monsieur le premier ministre. Il lui rappelle qu'il a choisi Monsieur le Procureur de la République après un entretien d'embauche.

Monsieur le premier Ministre lui répond que l'ancien Procureur de la République de Paris est toujours en place et qu'un juge du siège indépendant, soit le juge des libertés, a autorisé les perquisitions au siège des Insoumis, chez lui et chez neuf autres personnes. Il oublie de dire qu'un membre du parquet, dans les circonstances particulières de la cause soit une perquisition au siège d'un parti d'opposition ne pouvait mener la perquisition. Il devait être assisté durant les opérations de perquisition par un juge du siège, soit e juge des libertés et de la détention. Le juge des libertés peut penser qu'il doit être aux ordres du Gouvernement s'il veut progresser dans sa carrière. Il peut aussi violer son devoir d'indépendance vis à vis du parquet.

Les Procureurs de la République sont soumis à un lien hiérarchique au ministre de la justice. Les conséquences des perquisitions au sein de la France Insoumise et du RN sont que le gouvernement peut avoir accès à toutes les pièces concernant les deux principaux partis d'opposition.

Le 17 octobre 2018, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, pour les chefs de «menaces ou actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire» et «violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique». Elle est menée par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) et concerne «toute personne que l'enquête pourra identifier», a précisé le parquet.

Les faits de violences ont visé des magistrats du parquet de Paris, par conséquent, le procureur de Paris François Molins a demandé au procureur général d'être dessaisi au profit du procureur «du tribunal de grande instance le plus proche».

Le 18 octobre 2018, à 11 heures, Jean Luc Mélenchon est entendu par la police de Nanterre sur le fond des dossiers.

LA CAMPAGNE DES ÉLECTIONS EUROPÉENNES

Le 4 novembre 2018

Le référendum sur l'indépendance de la Nouvelle Calédonie est négatif. Le Non l'emporte avec 78 734 contre 60 199 Oui. Les Suffrages exprimés sont de 138 933. Le NON l'emporte avec 56,67 % de suffrages exprimés. Le premier ministre se rend sur place, pour préparer l'avenir.

Au JO du 7 novembre 2018, la commission de contrôle de l'organisation et du déroulement de la consultation sur l'accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie, publie officiellement les décisions définitives.

2 autres référendums peuvent être organisés en 2020 et 2022. Les indépendantistes rassurés par un score plus serré que prévu, veulent les organiser.

Le 5 novembre 2018

3 immeubles insalubres s'effondrent rue d'Aubagne en centre ville de Marseille. Plusieurs morts sont à déplorer. La ville comporte 13 % d'immeubles insalubres. Ce n'est pas la seule ville de France, dans cette situation. Ce drame démontre l'état des villes françaises.

Le 6 novembre 2018

Donald Trump affronte les élections intermédiaires appelées les Midterms 2018 traditionnellement défavorables au Président en place.

Son discours dur contre les migrants et sa réussite économique, avec seulement 3,7 % de chômeurs et une croissance de 3,5%, lui permettent de limiter la casse. Il perd la majorité à la chambre des représentants, les démocrates obtiennent la majorité absolue de 218 sièges, avec 222 élus. Les républicains gardent la majorité absolue au Sénat, avec 51 élus.

Les démocrates prennent la gouvernance de plusieurs États (Nouveau Mexique, Kansas, Illinois et le Michigan) mais la majorité des États restent républicains.

En gommant son discours sexiste, Trump a toutes les chances de gagner les prochaines élections présidentielles.

Le 7 novembre 2018

Monsieur Le Président de la République a débuté le 4 novembre 2018, un voyage mémoriel d'une semaine en hommage de l'armistice de la guerre de 1918. Son périple doit s'arrêter le 11 novembre 2018, jour du centenaire de l'armistice. Il visite tous les lieux de combats de la guerre de 1914-1918. Aux Éparges, il annonce l'entrée de Maurice Genevoix (1890-1980) au Panthéon pour avoir décrit  les combats dans ses livres réunis sous le titre de "Ceux de 14".

Il est à la rencontre des français mais il est soumis aux questions du mouvement du 17 novembre. Ce mouvement citoyen veut bloquer les routes, pour protester contre l'augmentation des taxes sur le carburant, le samedi 17 novembre 2018.

Le 7 novembre 2018, le Conseil des ministres se réunit à la préfecture de Charleville Mézières.

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